Q : Quel est le degré d’authenticité de ce hadith que j’ai entendu, d’après le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui : « Apprenez la magie mais ne l’appliquez pas ! » ?
R : Ce hadith est faux, il n’a aucun fondement. Il n’est permis ni d’apprendre la magie, ni de l’appliquer, cela est blâmable ; c’est même de l’apostasie (Kufr) et un égarement. Allah a clairement condamné la magie dans son
Abdel Razzak a rapporté d'après Ma'mar, d'après El Zouhri, lui-même rapportant d'après Abdel Rahman Ben Ka'b Ben Malek:«Une femme juive offrit au Prophète, que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui, une brebis rôtie alors qu'il se trouvait à khaibar». Il demanda: «Qu'est-ce que c'est? Elle répondit: «C'est un cadeau» en se méfiant de dire qu'elle ét
Marquer au fer rouge, percer ou fendre l'oreille d'un animal
Marquer au fer rouge, percer ou fendre l'oreille d'un animal.
Q : Un cheikh nous a donné le verdict comme quoi marquer l’oreille d’un animal au fer blanc, la percer ou la fendre partiellement ou entièrement étaient un ordre du diable qui cause la malédiction divine sur celui qui fait cela. Est-ce vrai ou non ?
R : En islam, nous devons en principe respecter le bétail et ne pas lui faire de mal en le marquant au fer ou en lui fendant les oreilles, partiellement ou entièrement, etc., sauf s’il y a nécessité, tel que vouloir y apposer un signe distinctif pour soi ou pour les autres, en le marquant au fer dans un endroit autre que le visage ou en entaillant la bosse du chameau qui est destiné au sacrifice.
Il n’y a pas de mal à cela tant que cela reste dans les limites de la nécessité et pour une raison valable.
Il y a en effet un hadith authentique rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, selon Anas : « Je me suis rendu un matin chez l’Envoyé d’Allah avec ‘Abdullah ibn Abî Talha (nouveau-né) dans les bras afin qu’il lui frotte le palais (avec une datte) ; je le trouvai un fer à la main, en train de marquer les chameaux donnés en aumône. »[1] Ahmad et Ibn Mâjah rapportent quant à eux : « Je suis rentré chez le Prophète alors qu’il marquait des moutons aux oreilles
Interdiction du vin fait du raisin, de dattes et de toute boisson enivrante
3660. `Alî ibn 'Abî Tâlib (رضي الله عنه) a dit: J'ai obtenu comme butin une vieille chamelle au jour de Badr; où j’accompagnais le Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui m'a donné une autre vieille chamelle. Un jour, je les ai fait s’agenouiller à la porte d’un homme des 'Ansâr. Je voulais porter sur elles de "l'idhkhîr" (plante aromatique) pour le vendre. J’ai été accompagné par un bijoutier des Banû Qaynuqâ` qui devait m’aider (en achetant l’idhkhîr) à subvenir aux frais de mon repas de noces. Hamza ibn `Abd Al-Muttalib faisait ripaille dans cette maison avec une fille esclave qui lui chantait: "O Hamza, allons égorger les vieilles chamelles". Sur ce, Hamza bondit sur son sabre, trancha les bosses des deux chamelles, les éventra et en prit les foies. J’ai demandé à Ibn Chihâb: "Est-ce qu’il a pris quelque chose des bosses?". Il m’a répondu: "Il a tranché leurs bosses et les a prises". D'après Ibn Chihâb, poursuivit: J’ai vu alors cette scène qui m’avait terrifiée; et je me suis rendu chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم). Celui-ci recevait la visite de Zayd ibn Hâritha. Je lui ai raconté ce qui venait d’arriver; puis, je suis allé avec lui et Zayd pour retrouver Hamza. Le Prophète s’est mis à adresser des reproches à Hamza pour ce qu'il avait fait. Le regardant en fac
Q : Le sang sortant d'une personne est-il une impureté ? Et annule-t-il les ablutions ?
R : Le sang sortant d'une des deux parties intimes (devant et derrière) d'une personne, est une impureté et annule les ablutions qu'il s'agisse d'une petite ou grande quantité. Car le prophète (prière et paix d'Allah sur lui) a ordonné aux femmes de laver le sang des menstrues, ceci prouve son impureté, et la coulée de ce sang n'est pas admise dans ce cas.
Quant au sang sortant du reste du corps, exemples du nez, des dents, d'une blessure ou autre, il n'annule pas les ablutions qu'il s'agisse d'une petite ou grande quantité et ceci est la parole la plus juste. car il n'y a pas de preuve qu'il annule les ablutions. Et le principe est qu'il reste pur, jusqu'à qu'une preuve nous montre qu'il annule les ablutions.
Et en ce qui concerne l'impureté du sang, ce qui est connu auprès des savants, c'est qu'il est impur et il est obligatoire de le laver. Néanmoins, puisqu’il est difficile de s’en protéger, il nous est pardonné lorsqu'il coule. Et Allah est le plus savant.
Allah est Al-Wasi dont la connaissance, la miséricorde et la provision sont vastes. Il est d'une capacité et d'une abondance illimitées qui donne sans rien attendre en retour. Allah embrasse toutes choses et Sa sagesse et Sa miséricorde sont illimitées.
Mentions du Coran et des hadiths
De la racine w-s-' qui a les connotations arabes classiques suivantes : être suffisant en capacité ou en taille, large, spacieux pour être ample, abondant, généreux, riche à comprendre, embrasser, inclure, absorber, imprégner.
Le Diable vous fait craindre l'indigence et vous commande des actions honteuses; tandis qu'Allah vous promet pardon et faveur venant de Lui. La grâce d'Allah est immense et Il est Omniscient.(Quran 2:268)
[Et les gens du Livre disent à leurs coreligionnaires]: «Ne croyez que ceux qui suivent votre religion...» Dis: «La vraie direction est la direction d'Allah» - [et ils disent encore: Vous ne devez ni approuver ni reconnaître] que quelqu'un d'autre que vous puisse recevoir comme ce que vous avez reçu de sorte qu'ils (les musulmans) ne puissent argumenter contre vous auprès de votre Seigneur. Dis-[leur]: En vérité, la grâce est en la main d'Allah. Il la donne à qui Il veut. La grâce d'Allah est immense et Il est Omniscient. (Quran 3:73)
Q : Quelle est la position juridique sur le fait d’accomplir « tayat el masjid » (unités de prières à accomplir lorsqu’on entre dans une mosquée) pendant que le muezzin fait l’appel à la prière en sachant qu’il n’y a pas de temps entre le grand appel et le petit pour l’accomplir ?
R : Le mieux est d’attendre pour pouvoir répondre ( à chaque paroles du muezzin ) et ensuite de dire l’invocation à la fin de l’appel à la prière : « Allâhumma rabba hâdhihi d-dacwati t-âmmati…. » (Ô Seigneur, Maître de cet appel parfait…)
Par contre s’il s’agit de la prière du vendredi il est préférable de commencer par la sunnah (« tayat el masjid »).
Fatwa du cheikh Otheimine tirée de son recueil de fatawas